L’archipel du Cap Vert offre des paysages variés, souvent très secs (surtout en avril-mai, avant la saison des pluies), sauf les fonds de vallée qui sont cultivés avec des systèmes d’irrigation en petits canaux creusés dans la terre.
La devise ici c’est « Cabo Verde No Stress », tranquille : ça nous allait bien 🙂
On a particulièrement aimé Santo Antao pour les randonnées, Brava pour l’authenticité et Fogo pour l’atmosphère volcanique.
Nous sommes d’abord arrivés à Sal pour faire les formalités d’entrée dans le pays (après, il faut faire une entrée et sortie pour chaque changement d’île mais ce n’est plus une démarche internationale, ça va beaucoup plus vite). Nous sommes peu restés sur l’île. Une petite journée à Espargos pour refaire des courses. Les co-équipiers ont visité les salines de Pedra de Lumes. Pas de gros coup de coeur.
Un court passage à Boa Vista nous a permis de faire un tour de l’île : nous avons cherché du fromage local dans un village (Fundo de Figueiras) où nous n’en avons pas trouvé. Mais nous avons mangé dans un des meilleurs restaurants du Cap Vert. Et en faisant du stop sur le retour, nous avons été embarqués par un pickup de touristes qui passaient voir les dunes avant de rentrer. Alors on a fait le détour avec eux 😉
Ensuite, une escale à Tarrafal de Santiago pour déposer les co-équipiers qui partaient de Praia. Nous ne sommes pas allés jusqu’à là parce qu’il parait qu’il y a beaucoup de pirates (on n’avait pas envie de vérifier). Nous avons juste fait une très belle randonnée dans la Serra Malageta. Ce qui nous a permis de découvrir les cultures en terrasse dans les fonds de vallée. Bananiers, ignames, canne à sucre, choux, fèves, tomates, agrumes. On était en pleine saison de récolte de la canne à sucre. Les tiges sont broyées pour en extraire le jus et le distiller pour faire le grog (rhum local), les feuilles servent de paillage pour le bétail.
On a continué à découvrir les îles sous le vent (le Sud de l’archipel), en allant d’abord à Brava. Nous y avons été superbement accueillis. Brava est beaucoup moins fréquentée par les touristes, elle nous a paru plus authentique. Malgré la barrière de la langue, les pêcheurs viennent nous voir en rentrant au port pour nous offrir du poisson ou le troquer contre du matériel. Les enfants nous prennent par la main et nous font visiter leur village.
Avant de remonter sur les îles au vent (celles du Nord), on a fait une escale (trop courte) à Fogo. On a eu la chance de pouvoir monter au sommet du volcan et déjeuner dans la caldeira, au milieu des vignes : une journée inoubliable 🙂
Le planning ne nous a pas permis de visiter le reste de l’île : dommage, il faudra retourner voir les cultures de café 😉
Ensuite, nous avons laissé le bateau à Mindelo sur Sao Vicente (à part un court mouillage à Sao Pedro) : la navigation autour de cette île n’est pas évidente. Le couloir entre Sao Vicente et Santo Antao est très difficile en vent, courants et agitation de la mer.
Nous avons aimé Baia das Gatas tout au Nord de l’île : c’est une baie toute protégée de la houle, avec très très peu de fond. La mer est turquoise et toute plate. Nous avons aussi pu nager avec des tortues à Sao Pedro (elles sont nourries pour que les touristes puissent les voir facilement, nous y sommes allés à la nage, tranquillement et il y en a tellement qu’on finit toujours par en trouver).
Nous avons pris le ferry depuis Mindelo pour aller randonner sur Santo Antao (où on pensait qu’aucun mouillage n’était vraiment possible, mais on a vu bien plus tard que celui de la côte Ouest est très agréable quand les conditions le permettent). C’est vraiment notre île préférée. Le son de l’eau qui coule d’une terrasse à l’autre au milieu des cultures, le vert des vallées cultivées en contraste de la rocaille qui les entoure, la vie dans les villages…
On a réussi à aller jusqu’à l’île déserte de Santa Luzia pour y passer 2 jours. C’était juste incroyable d’être seuls au monde !
Et une très très courte escale à Sao Nicolau : on pensait que les co-équipiers pourraient nous y rejoindre mais les ferrys ne circulaient plus du tout aux jours prévus et la compagnie aérienne était en grève. Apparemment, un classique au Cap Vert : le transport inter-îles est très incertain. Bref, après une très courte visite de l’île, nous sommes repartis sur Mindelo. Là, on a une sacrée revanche à prendre 😉

























